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Netgoinfre

Mise à jour : mercredi 31 août 2011

Le Netgoinfre (mot défini par Benoît Olivier) a pointé son nez pour la première fois sur la scène médiatique, début août 2011. C’est la FFT (fédération française des télécoms) qui a évoqué pour la première fois ce terme. Selon elle, les Netgoinfres représentent le cauchemar des fournisseurs d’accès à Internet.

Pointés du doigt, décriés, qui sont ces net-goinfres ? Ils constituent selon la FFT les 5 à 10 % de consommateurs qui utilisent 80% de la bande passante.

Traduction : il s’agirait de très gros consommateurs d’Internet qui sont aux opérateurs ce que les goinfres sont aux vacances « all inclusive », c’est-à-dire des clients peu rentables.

Concrètement quel est le profil de ces 5% de méchants internautes sans scrupules. L’internaute qui passe sa vie sur le web ? Normal, il bosse comme community manager ou il est étudiant en informatique, comment le lui reprocher ? L’internaute légèrement accro à Facebook ? Cela fait pas mal de Netgoinfres autour de nous. Celui qui télécharge des films, de la musique massivement ou qui passe son temps à regarder la télé sur le web, (sachant que la télé occupe beaucoup de place sur la bande passante) peut également être qualifié de Netgoinfre.

Entre les professionnels du web, les accros à Facebook, aux téléchargements de films, musiques et à la télé sur la toile, les Netgoinfres devraient représenter une majorité d’internautes et non une minorité limitée à 5 %.

En fait, il y a de fortes chances que vous et moi, soyons accusés de nous gaver sur le web, parce que nous avons le tort d’utiliser tout le potentiel qu’offre la toile à titre personnel comme professionnel.

Le Netgoinfre représente l’arbre qui cache la forêt : à savoir que le vrai problème est le financement des infrastructures du web, les opérateurs tirent la langue, étant donné la consommation inflationniste de l’Internet. Il est clair que le niveau de saturation de la toile sera rapidement atteint, il leur faut investir et cela coute cher. En orchestrant le débat sur le méchant internaute, le Netgoinfre, les opérateurs espèrent probablement culpabiliser les mauvais consommateurs et obtenir l’autorisation des pouvoirs publics pour mettre fin aux forfaits illimités (connexion sur le web). L’invention du mot s’inscrit dans une démarche de lobbying des opérateurs qui ont trouvé le moyen d’obliger les clients à « passer à la caisse » ce qui leur permettra de préserver leur rentabilité et de continuer à… se goinfrer… Les vrais Netgoinfres ne sont pas ceux que l’on croit !

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