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I Dosing

Mise à jour : mercredi 15 septembre 2010

C’est Spexis qui a attiré mon attention sur ce mot au parfum de soufre, I Dosing qui "en gros" signifie "drogue digitale". L’Idosing consiste à écouter des morceaux de musiques pour vivre des sensations analogues à celles que vous expérimentez sous l’emprise d’une drogue… les effets secondaires en moins. Vous pouvez choisir votre humeur, à la carte : ivresse, euphorie, hallucination ou orgasme… et la dose que vous voulez consommer. Tout cela en toute légalité. L’Idosing fonctionnerait sur le principe du battement binaural, selon Wikipédia cette technique est née en 1839 en Allemagne, elle est basée sur le décalage des fréquences des sons. Le fait d’entendre des sons de fréquence différente dans chaque oreille impacterait les ondes du cerveau. Cela c’est la promesse, mais qui n’a pas encore était validée au plan scientifique. Concrètement vous pouvez écouter un CD ou plus simplement télécharger une application sur le site Idoser pour tenter l’expérience qui dure environ 30 minutes. On peut découvrir les effets incroyables de l’Idosing sur Youtube par exemple. Plusieurs vidéos présentent des ados allongés sur leur lit, secoués par des convulsions ou un rire nerveux. Personne ne saura s’ils sont réellement sous l’emprise de l’Idosing ou s’il s’agit d’une mascarade, mais c’est pas grave, ca crée un vrai buzz. Evidemment ces drogues virtuelles font couler beaucoup d’encre. Certains se réjouissent de ces nouvelles drogues faciles à se procurer, d’autres dénoncent une nouvelle forme d’escroquerie, mais certains s’inquiètent vraiment. Le bureau des narcotiques aux USA a tiré la sonnette d’alarme en évoquant les risques d’addiction des ados à l’IDosing. Pourtant le prix devrait être dissuasif, de 3 à 199 dollars la dose, c’est pas donné, enfin tout dépend à quelle drogue on la compare !

Attention, l’Idosing, prévient son fabricant ne fonctionne pas nécessairement tout de suite, si vous ne réagissez pas à ses effets au premier essai, persistez, car un jour au l’autre les résistances vont lâcher. Cette promesse commerciale devrait booster les ventes d’Idosing !

Certes on n’a pas attendu l’Idosing pour connaître les pouvoirs paradoxaux de la musique qui peut aussi bien exciter, pousser à l’action, doper la libido, booster la violence que calmer nos ardeurs. On n’a pas attendu l’I dosing pour percevoir le pouvoir de notre cerveau et savoir qu’il est capable de produire des endorphine et autres hormones ayant un effet comparable à des drogues. Les sophrologues et autres hypnotiseurs l’ont bien compris. L’ Idosing conjugue le potentiel émotionnel de la musique avec une communication très persuasive, à peu près aussi convaincante que le discours de l’hypnotiseur qui vous promet de vous projeter dans un état de conscience nouveau en quelques minutes. Il est clair que la communication est le véritable principe actif de cette nouvelle drogue. Il suffit de jeter un oeil sur le menu proposé par le site I Doser : Legal hash, mood marijuana, ecstasy, legal bud"… des noms qui font rêver (enfin pas tout le monde), en cliquant sur la quantité de doses voulues (3 maxi.. au delà, c’est le surdosage !) on plane déjà, c’est sûr. Et puis surtout, il faut entendre le message subliminal du fabricant dans son FAQ : "l’Idosing renforce l’effet des drogues traditionnelles, on le reconnaît … mais on ne peut pas vous recommander ce type de pratique, vu que c’est interdit !!! ". De même, le fabricant recommande de "ne pas pratiquer l’Idosing en voiture, on ne sait jamais !". Si vous vouliez des indices prouvant l’efficacité de cette drogue digitale, vous êtes servi.

Le résultat, c’est que certains ados seraient déjà addicted, et réclameraient leur dose quotidienne si l’on en croit le bureau des narcotiques. Et alors ! serait- on tenté de répondre, il vaut mieux qu’ils soient addicted à ces drogues virtuelles qu’à des vrais drogues IRL ? En plus, au volant, l’Idosing est indétectable : ce n’est pas notre haleine ou notre urine qui trahiront notre consommation déviante. A consommer sans modération, donc… si votre portefeuille résiste. Ceci étant, un bon CD relaxant peut aussi bien faire l’affaire, tout dépend de votre potentiel en matière d’auto persuasion.

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