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Flash mob

Mise à jour : mercredi 26 mai 2010

Un flash mob, mot proposé par Kathrin Schurrer, est un terme anglais qui signifie "mobilisation éclair". Il désigne le regroupement de personnes dans un lieu public pour réaliser "une performance" : danser, sauter, rester immobile…pendant un temps limité. La foule se disperse rapidement, d’où son nom de "mobilisation éclair". Les flashmobbers (les personnes qui participent à un flash mob) sont avertis du prochain flash mob par les réseaux sociaux sur internet. C’est le "mob project", à New York, qui a donné le coup d’envoi de cette nouvelle mode, en 2003. Le "mob project" devait se dérouler dans un grand magasin sur un tapis hors de prix. Les participants étaient censés se réunir sur ce tapis et prétendre au vendeur qu’ils devaient tous se concerter avant d’acheter ce magnifique objet. Malheureusement cette initiative a échoué car la police, avertie du lieu de rendez-vous du flash mob, est intervenue pour l’interdire. Les flashmobbers ont rapidement contre-attaqué. Désormais, les organisateurs de flash mob seront moins bavards sur le web, ils se limiteront à communiquer les infos minimales : le lieu où il faudra se rendre pour connaître les consignes à suivre, l’heure du flash mob et le code vestimentaire voire les accessoires à amener. C’est tout, on ne connait pas à l’avance le lieu final du déroulement du flash mob, pas plus que l’action collective à réaliser. Ces précautions sont censées déjouer les forces de police ou ralentir leur arrivée. En France, le premier flash mob digne de ce nom, en 2003, a choisi pour cadre, Le Louvre. Une centaine de personnes se sont retrouvées dans le hall du musée du Louvre : le happening a consisté à se promener dans le hall du musée et à communiquer avec son téléphone portable (on ne sait pas si un interlocuteur était au bout du fil ), avant de s’ immobiliser, d’applaudir tout en fixant du regard le plafond du hall (un acte plutôt énigmatique) et de se disperser…même si je ne suis pas certaine d’avoir saisi toute la symbolique de ce happening, il reste que ce premier flash mob est rentré dans l’histoire (enfin, la petite histoire du web en France, il faut quand même rester calme !). L’imagination des flashmobbers est sans fin. Les plus réputés sont les Freeze mobs, qui consistent à se "geler", c’est à dire, s’immobiliser sur place pendant un moment. Mais il faut aussi mentionner les Pillow fights, combat d’oreillers et les Finger fights où les flash mobbers font semblant de se tirer dessus avec leurs doigt tendus en forme de pistolet avant de s’écrouler, comme dans les western. Il faut aussi citer la version X des flashmobs : les Free hugs durant lesquels les participants se font "des câlins". Mais aujourd’hui, les flash mobs "chorégraphiés" sont les flash mob parmi les plus populaires. On se retrouve pour réaliser ensemble une chorégraphie qui a été envoyée par internet aux flashmobbers, quelques semaines auparavant, par vidéo. Ainsi les participants ont le temps de s’entraîner pour le jour J. Les fans de Flashdance, ce film musical culte des années 80, doivent être comblés, l’esprit Flashdance semble bel et bien réincarné dans les flashmobs "chorégraphiés" avec la "web touch", en plus !

Le flash mob commence par être utilisé par des associations, des militants qui veulent faire entendre leur cause : ex le flash mob de la Gay Pride. A quand la flashmob du gouvernement pour défendre la future réforme de l’éducation ?

Pour l’instant ce sont les Black eyed peas qui ont décroché la palme des "flash mobs", puisqu’ils ont réussi à réunir 20 000 personnes à Chicago en septembre 2009 pour danser sur leur titre "I gotta feeling". Les flashmobbers ont leur site en France qui leur permet de se tenir informés en permanence.

Aujourd’hui, il semblerait que le phénomène Flash mob, ne faiblisse pas, au contraire. Il est beaucoup plus tendance de participer à un Flash Mob que de fréquenter le Vip Room ou le Baron. Facebook a essayé de détrôner les flash mobs avec ses "Apéro géants". Un membre de Facebook "influent" donne rendez-vous à tous les Facebookiens dans une ville, pour un apéritif géant. Ce type de manifestation a vite rencontré un grand succès populaire, pas moins de 10 000 personnes se sont réunies à Nantes en mai 2010. Ceci étant, le Flash mob n’a rien à envier à ces soirées alcoolisées à souhait que sont les apéros géants. Pas de happening, de spectacle de danse, pas de message à porter..dans les apéros Facebook. Mais un vrai suspens néanmoins, après chaque apéro, on fait les comptes : combien de comas éthyliques (voire combien de décès, depuis Nantes, la question se pose) ? Des chiffres que les radios et autres médias traditionnels se font un plaisir de relayer pour diaboliser ces rassemblements à caractère tribal.

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