Sélectionnez une lettre de l'alphabet

Cyberbullying

Mise à jour : mercredi 15 décembre 2010

Si le mot "malware" représente un cauchemar, pour vous, surtout ne lisez pas les lignes qui suivent à propos d’un autre fléau encore plus redoutable : le Cyberbullying. Ce mot valise est une combinaison du terme "cyber" qui renvoie au monde digital, au web/ multimedia… et le terme "bully" qui signifie en anglais : la brute, le tyran. Le cyberbullying peut se définir comme du harcèlement virtuel, c’est à dire une forme de violence qui utilise toutes les nouvelles technologies : web, portable… Si le malware s’attaque à votre système informatique, le cyberbullying s’attaque à …vos nerfs ! Concrètement, le cyberbullying consiste à envoyer un message à quelqu’un afin de l’humilier, le discréditer et le perturber profondément. Ces messages peuvent prendre la forme d’insultes ou de photos montrant la victime dans une situation embarrassante : à moitié nue visiblement éméchée dans une soirée… L’auteur du cyberbullying qui reste le plus souvent dans l’anonymat, envoie les messages compromettants par mail à l’intéressé et à ses proches. Il peut aussi les poster sur Facebook ou Twitter ou encore les publier sous forme de commentaires sur un blog. Il peut également emprunter l’identité de sa victime, créer par exemple, un faux profil sur Facebook ou Twitter et publier, en son nom, des messages qui le décrédibilisent…

Dernière mauvaise nouvelle, l’auteur d’un cyberbullying ne se limite pas à envoyer UN message. Le cyberbullying est caractérisé par la répétition de l’acte malveillant : le cyberbully peut envoyer des dizaines ou des centaines de messages par jour à sa "cible".

Au départ, le terme a surtout été utilisé à propos des jeunes qui représentent à la fois les premières victimes et les premiers adeptes du cyberbullying ! Si naguère on se vengeait d’une humiliation avec ses poings, à la sortie du lycée, aujourd’hui, certains jeunes préfèrent utiliser les armes technologiques pour régler leur compte. Aux USA, les autorités s’inquiètent du phénomène qui se traduit par un nombre croissant de dépressions chez les jeunes voire des cas de suicide. Il faut dire que le cyberbullying laisse des traces sur le web, pas facile de s’en débarrasser. Au fur et à mesure que les utilisateurs du web vieillissent, le cyberbullying fait des adeptes chez les plus âgés et il est probable que de plus en plus d’entreprises en seront victimes suite à un contentieux avec un fournisseur éconduit, des clients mécontents ou des concurrents mauvais perdants…

Que faire face à cette nouvelle forme de violence ? Un bon conseil : ne rien faire, en tout cas, vis à vis du coupable. Il ne faut surtout pas chercher à communiquer avec le "bully". En lui répondant, on ne fait que donner prise et renforcer le caractère excitant de ce qu’il considère aussi comme un jeu. On peut essayer de modérer nos blogs, sites, page Facebook à priori, afin de n’accepter que les messages non litigieux. On peut fermer son compte Twitter ou Facebook et en rouvrir un en étant plus vigilant dans la sélection de ses amis virtuels. Vous pouvez aussi bloquer le mail du bully en le qualifiant "d’indésirable". Si cela ne suffit pas, vous pouvez porter plainte, le droit est censé vous protéger contre toute forme de diffamation, d’insulte, de harcèlement, y compris sur le web. Vous pouvez faire appel à la responsabilité de l’hébergeur d’un blog, site, forum qui vous insulte. N’hésitez pas à signaler aux réseaux sociaux qu’on pirate votre compte ou qu’on usurpe votre identité… Vous pouvez également en référer aux autorités spécifiques de votre pays : ex en France la CNIL. Aux USA, certaines associations commencent à s’organiser pour vous aider si vous êtes victime ex Cybertipline (pour les jeunes). En tant qu’entreprise, c’est plus délicat. Si vous êtes victime de diffamation, d’injure, il est tentant d’attaquer l’auteur du cyberbullying ou s’il est anonyme, d’intenter une action en référé pour obtenir son identité et la suppression de l’info litigieuse. Mais il faut d’abord se demander si la nature de la diffamation est suffisamment grave pour justifier une telle réaction. Car il faut éviter l’effet Streisand, c’est à dire l’effet boomerang. Le fait d’engager une action en justice peut générer une polémique qui va au final faire de la publicité au diffameur ! C’est toute la toile qui entendra parler d’un problème au départ, relativement confidentiel. Il convient donc de bien peser les risques. Le plus souvent, il vaut mieux ne pas réagir et veiller à être suffisamment actif sur le web pour occuper les pages 1 et 2 de Google avec ses propres évènements…afin de ne plus laisser le champ libre à vos détracteurs pour s’exprimer….

Écrire un commentaire