Un community manager, mot proposé par Kaesse, est une nouvelle espèce de communicant qu’on peut définir comme un gestionnaire ou un animateur de réseaux sociaux sur le web. Il représente le webmaster, génération 2.0. Concrètement, un community manager est chargé d’animer les discussions sur le compte Twitter, la Fanpage de Facebook ou le blog, le site de la marque qu’il représente. Animer, cela consiste à entrer dans les conversations virtuelles, les modérer, c’est à dire qu’il lui appartient de décider ce qui peut être publié et ce qui doit être censuré : les insultes, la pornographie, messages commerciaux envoyés par des internautes…. L’objectif est clair : il doit inciter la communauté du web ou plutôt les communautés du web à parler le plus possible de sa marque, et de préférence en bien. A cet effet, il peut créer des évènements de manière à susciter des buzz sur le web. Un bon community manager doit consacrer une partie de son temps à la veille sur le web, il doit identifier qui parle de la marque et comment, sur quels sites, blogs, forums afin de pouvoir réagir en prenant la parole lui aussi. Le community manager ne doit pas être confondu avec le webmaster, son ainé (il est né avant lui !) dont la mission est de réaliser le contenu des sites, blogs de la marque (il crée et actualise les pages du site de la marque). A priori les deux profils font partie des digital natives, en tout cas, doivent être imprégnés de la culture web et doivent avoir de bonnes capacités rédactionnelles. Les ressemblances s’arrêtent là. Si le webmaster peut avoir un profil de pur geek, limite a-social, le community manager s’impose d’abord par ses qualités relationnelles. Il doit avoir de bonnes connaissances marketing et cerise sur gâteau, être créatif.
Un community manager est rémunéré 40 à 50 000 euros par an, pas mal pour un jeune profil (en général, il a moins de 30 ans) mais encore loin du salaire d’un trader !! et pourtant, le métier n’est pas sans risque. Avec les Webmaster, les curators, et les community managers… on peut espérer que l’image du web comme fossoyeur de l’emploi disparaisse progressivement.
[myNetWords.com]



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